Comparaison visuelle entre gestion pilotée et gestion libre avec expert analysant des graphiques de performance
Publié le 15 mars 2024

Payer un gérant n’est rentable que s’il surperforme son indice de référence d’au moins 2% nets par an, un seuil que moins de 15% des professionnels atteignent sur le long terme.

  • La grande majorité des fonds gérés activement sous-performent à cause de frais annuels élevés (autour de 2%) et de conflits d’intérêts, notamment via les fonds « maison ».
  • Les alternatives passives comme les ETF (trackers) offrent une performance équivalente à celle du marché pour des frais jusqu’à 10 fois inférieurs (environ 0,3%).

Recommandation : Exigez toujours la comparaison de la performance nette de frais avec un ETF équivalent avant de souscrire, et auditez le travail de votre gérant chaque trimestre pour valider la rentabilité réelle de son service.

Confier la gestion de son épargne à un professionnel semble être la solution de bon sens pour qui manque de temps ou d’expertise. La promesse est séduisante : un expert s’occupe de tout, navigue les marchés pour vous et vise la meilleure performance possible. Cette tranquillité d’esprit a un coût, matérialisé par des frais de gestion. La plupart des épargnants s’arrêtent là, acceptant ces frais comme le prix inévitable de la simplicité. Pourtant, cette approche omet la question la plus importante, celle qui conditionne l’intégralité de votre enrichissement à long terme.

La véritable interrogation n’est pas « est-ce simple ? », mais « est-ce rentable ? ». Une fois tous les frais déduits – ceux qui sont visibles comme ceux plus discrets – le service de gestion pilotée génère-t-il une performance supérieure à ce que vous auriez obtenu seul, avec une stratégie simple et peu coûteuse ? La question n’est plus une affaire de confiance, mais un pur calcul de rentabilité. Il s’agit de transformer la promesse marketing d’un gérant en un contrat de performance chiffré et vérifiable.

Mais si la clé n’était pas de « faire confiance » à un expert, mais de posséder les outils pour auditer son travail de manière impartiale ? C’est précisément l’angle que nous adoptons. Cet article vous fournit une grille d’analyse, celle d’un auditeur financier, pour évaluer objectivement la valeur ajoutée de votre gestionnaire. Nous allons décortiquer les mécanismes de frais, vous apprendre à définir vos attentes, à déjouer les pièges commerciaux et, finalement, à décider en toute connaissance de cause si payer un expert est un investissement judicieux ou un coût superflu.

Ce guide est structuré pour vous transformer en un investisseur averti, capable de dialoguer d’égal à égal avec votre conseiller. Vous découvrirez les indicateurs clés à surveiller, les questions précises à poser et les alternatives performantes qui s’offrent à vous.

Pourquoi la plupart des gérants n’arrivent pas à battre le marché après déduction de leurs honoraires ?

L’argument principal de la gestion active est sa capacité à « battre le marché », c’est-à-dire à générer un rendement supérieur à celui d’un indice de référence comme le CAC 40 ou le MSCI World. Pourtant, les chiffres dressent un portrait radicalement différent. Année après année, des études indépendantes démontrent l’inverse : une écrasante majorité des gérants actifs échouent. Par exemple, le rapport SPIVA Europe révèle que plus de 90% des fonds d’actions françaises gérés activement ont sous-performé leur indice de référence en 2023. Cette tendance n’est pas un accident, mais le résultat de deux freins structurels.

Le premier obstacle, et le plus évident, est le poids des frais. Un fonds actif prélève en moyenne 2% de frais de gestion annuels, contre environ 0,3% pour un tracker ETF qui se contente de répliquer un indice. Cela signifie que pour simplement égaler la performance de l’indice, le gérant doit déjà générer une surperformance brute de 1,7%. C’est son premier handicap. Sur le long terme, cette « friction des frais » a un impact dévastateur sur votre capital, rognant une part significative de vos gains potentiels par la seule magie noire des intérêts composés négatifs.

Le second frein est la multiplication des frais de transaction. Un gérant « actif » achète et vend fréquemment des titres, ce qui engendre des coûts de courtage et un impact fiscal. Ces frais, souvent estimés à 0,5% supplémentaires par an, s’ajoutent aux frais de gestion. Le seuil de rentabilité du gérant devient alors très élevé : il doit surperformer l’indice d’environ 2,2% par an juste pour que son service ne vous coûte rien par rapport à une gestion passive. Face à des marchés de plus en plus efficients, où l’information circule instantanément, réaliser une telle prouesse de manière constante est une mission quasi impossible pour la majorité.

Comment définir votre profil de risque pour que le gérant ne joue pas au casino avec votre argent ?

Avant de déléguer, il est impératif de définir un cadre clair. Votre profil de risque est le gouvernail de votre stratégie d’investissement. Sans lui, le gérant navigue à vue, au risque de prendre des paris qui ne correspondent pas à votre situation. Il est crucial de distinguer deux notions souvent confondues : la tolérance au risque et la capacité de risque. La tolérance est psychologique : quelle perte maximale en capital pouvez-vous supporter émotionnellement sans paniquer et tout vendre au pire moment ? La capacité, elle, est financière : quelle perte pouvez-vous réellement subir sans que cela n’affecte vos projets de vie (retraite, achat immobilier, etc.) ?

Pour tester concrètement votre tolérance, un exercice simple consiste à matérialiser la perte. Prenez 15% de votre capital total à investir et convertissez-le en euros. Imaginez maintenant ce montant en négatif sur votre relevé de compte. Si cette vision vous provoque une angoisse insupportable, votre profil est probablement plus prudent que vous ne le pensez. Votre capacité, quant à elle, dépend de votre horizon de temps, de la stabilité de vos revenus et de vos besoins futurs. Un jeune actif avec 30 ans devant lui a une capacité de risque bien plus élevée qu’un futur retraité.

Investisseur face à une balance symbolisant l'équilibre entre risque toléré et capacité financière réelle

Une fois votre profil établi (prudent, équilibré, dynamique), il doit être formalisé dans le mandat de gestion. C’est votre contrat avec le gérant. Pour vous assurer qu’il le respecte, posez-lui des questions précises : Quel a été le « drawdown » maximum (la perte maximale historique) du portefeuille qu’il vous propose ? Comment a-t-il géré les crises passées comme celles de mars 2020 ou de 2008 ? Quelle est la notation de crédit moyenne des obligations en portefeuille ? Ces questions transforment un concept abstrait en un dialogue concret sur la protection de votre capital.

Robo-Advisor ou Banquier Privé : qui gère le mieux votre épargne pour moins de 1% de frais ?

Dans l’univers de la gestion déléguée, deux mondes s’affrontent : les plateformes numériques automatisées (Robo-Advisors) et les gestionnaires humains traditionnels (banquiers privés, conseillers en gestion de patrimoine). Pour un épargnant qui cherche le meilleur rapport « value for money », le choix dépendra de son capital et de ses besoins en personnalisation. Le tableau suivant met en lumière les différences fondamentales entre ces deux approches.

Comparaison détaillée Robo-Advisor vs Banquier Privé
Critère Robo-Advisor Banquier Privé
Frais moyens annuels 0,5-0,8% 1,5-2,5%
Ticket d’entrée minimum 1000-5000€ 100 000€+
Transparence des positions Temps réel via app Reporting trimestriel
Support client Chat/email 24/7 Conseiller dédié
Personnalisation fiscale Basique/automatisée Sur-mesure
Accès Private Equity Non Oui (250k€+)

L’analyse est sans appel. Pour un patrimoine inférieur à 100 000€, le Robo-Advisor offre un service bien plus compétitif. Avec des frais totaux qui dépassent rarement 1% (gestion et supports d’investissement inclus), une transparence totale et un ticket d’entrée très bas, il démocratise l’accès à une gestion diversifiée et optimisée. Leur modèle repose quasi exclusivement sur des ETF, ce qui explique leurs coûts réduits.

Le banquier privé, quant à lui, justifie ses frais nettement plus élevés (souvent au-delà des 2%) par un service sur-mesure : optimisation fiscale complexe, accès à des classes d’actifs non cotées comme le Private Equity, et surtout, une relation humaine avec un conseiller dédié. Ce service n’a de sens que pour des patrimoines conséquents où les enjeux de structuration et de transmission deviennent prépondérants. Pour l’épargnant moyen, payer plus de 1,5% de frais pour un service qui peut être largement automatisé revient à payer très cher une simple relation commerciale.

Le danger des « fonds maison » que votre banquier vous vend pour toucher sa prime

L’un des plus grands conflits d’intérêts dans le monde bancaire réside dans la promotion des fonds d’investissement « maison ». Lorsque votre conseiller vous propose un fonds géré par sa propre institution, il est rarement mû par le seul souci de votre performance. En réalité, ces produits sont souvent plus chargés en frais et génèrent des commissions supplémentaires (rétrocessions) pour la banque et pour le conseiller lui-même. Vous payez donc plus cher pour un produit qui n’est pas nécessairement meilleur, mais qui est plus rentable pour celui qui vous le vend.

Ce système d’architecture « fermée », où la banque privilégie ses propres produits, va à l’encontre de vos intérêts. Une approche en « architecture ouverte » permettrait de sélectionner les meilleurs fonds du marché, quelle que soit leur société de gestion. Malheureusement, cette pratique est rare dans les réseaux bancaires traditionnels. L’épargnant se retrouve donc avec un portefeuille sous-optimal, pénalisé par des frais excessifs qui alimentent le circuit interne de la banque.

Schéma visuel du circuit des commissions et rétrocessions dans les fonds maison bancaires

Pour ne pas être victime de ce système, vous devez vous armer des bonnes questions. Ne soyez plus un client passif, mais un auditeur actif de votre propre portefeuille. La checklist suivante vous donne un script précis pour challenger votre conseiller et mettre en lumière d’éventuels conflits d’intérêts.

Votre plan d’action pour déjouer les conflits d’intérêts

  1. Question 1 : ‘Ce fonds que vous me proposez, est-ce un fonds maison de votre établissement ?’
  2. Question 2 : ‘Pouvez-vous me montrer le DICI (Document d’Informations Clés pour l’Investisseur) et m’indiquer précisément la ligne des frais courants totaux ?’
  3. Question 3 : ‘Quelles alternatives en architecture ouverte avez-vous pour le même objectif d’investissement, par exemple un ETF ?’
  4. Question 4 : ‘Quelle est la performance nette de frais de ce fonds sur 5 ans, comparée à son indice de référence ?’
  5. Question 5 : ‘Pouvez-vous justifier pourquoi ce fonds, plus cher, serait plus performant qu’un simple tracker sur le même indice ?’

Comment surveiller votre gérant : les 3 indicateurs à regarder chaque trimestre pour juger son travail

Déléguer ne signifie pas abdiquer. Une fois le mandat de gestion signé, votre travail d’auditeur commence. Chaque trimestre, à la réception de votre relevé, vous devez analyser la performance de votre gérant avec un œil critique. Oubliez la performance brute affichée en gros caractères ; ce qui compte, c’est la valeur ajoutée réelle. Sur le long terme, les statistiques sont têtues : selon le Baromètre Actif/Passif de Morningstar, seuls 14,2% des gérants actions actifs européens parviennent à battre les fonds indiciels sur une période de 10 ans. Voici les trois indicateurs à surveiller pour savoir si votre gérant fait partie de cette élite.

1. La performance relative nette de frais : C’est l’indicateur le plus important. Comparez la performance de votre portefeuille, après déduction de tous les frais, à celle de son indice de référence (benchmark) sur la même période. Si votre portefeuille « équilibré » a fait +5% mais que son benchmark (ex: 50% actions mondiales, 50% obligations) a fait +6%, votre gérant a sous-performé de 1%. Il ne justifie pas ses honoraires.

2. Le rendement ajusté au risque (Ratio de Sharpe) : Un bon rendement ne doit pas être obtenu en prenant des risques démesurés. Le ratio de Sharpe mesure justement cela. Un ratio supérieur à 1 est considéré comme très bon. Il indique que le rendement obtenu est supérieur à la volatilité (le risque pris). Si deux fonds affichent un rendement de 8%, mais que l’un a une volatilité de 10% (Sharpe de 0,8) et l’autre de 20% (Sharpe de 0,4), le premier a réalisé une bien meilleure gestion du risque. Demandez ce chiffre à votre gérant.

3. Le taux de rotation du portefeuille (« turnover ») : Cet indicateur, exprimé en pourcentage, montre la part du portefeuille qui a été renouvelée sur l’année. Un taux élevé (supérieur à 100%) signifie que le gérant achète et vend très fréquemment, ce qui génère des frais de transaction importants et peut nuire à la performance nette. Un turnover élevé peut être le signe d’une gestion nerveuse et coûteuse.

Fonds gérés activement vs ETF : pourquoi payer 2% de frais si l’indice fait mieux ?

La confrontation entre la gestion active et la gestion passive (via les ETF ou trackers) est au cœur du débat sur la performance. Un ETF se contente de répliquer passivement la performance d’un indice, avec une précision quasi parfaite et des frais minimes. Un fonds actif, lui, tente de faire mieux en sélectionnant activement des titres. La question, en tant qu’auditeur, est simple : la surperformance potentielle (et rare) de la gestion active justifie-t-elle des frais jusqu’à dix fois plus élevés ?

L’impact des frais sur le long terme est colossal, et souvent sous-estimé. Prenons un exemple chiffré pour bien visualiser l’érosion du capital. Le tableau suivant compare l’évolution d’un même capital initial investi sur 30 ans, avec un rendement brut identique de 7%, mais avec des frais différents.

Impact des frais sur 30 ans : Fonds actif vs ETF
Scénario Capital initial Rendement brut annuel Frais annuels Capital final après 30 ans
ETF indiciel 10 000€ 7% 0,3% 66 700€
Fonds actif moyen 10 000€ 7% 2% 43 200€
Différence -23 500€ (-35%)

Le résultat est sans équivoque. La simple différence de 1,7% de frais annuels aboutit à une perte de capital final de 35%. Pour chaque tranche de 10 000€ investie, ce sont près de 23 500€ qui se sont évaporés en frais au lieu de travailler pour vous. Payer 2% de frais chaque année ne semble pas énorme, mais l’effet cumulé sur des décennies est dévastateur. C’est la raison fondamentale pour laquelle la gestion passive surperforme la grande majorité de la gestion active sur le long terme.

Une stratégie hybride, dite « Core-Satellite », peut offrir un bon compromis. Elle consiste à bâtir le cœur de son portefeuille (environ 80%) avec des ETF peu coûteux et très diversifiés (comme un ETF World), et à n’utiliser la gestion active que pour des « satellites » (20%), sur des niches de marché spécifiques (petites entreprises, marchés émergents) où un gérant de talent peut encore trouver une réelle valeur ajoutée.

Banque traditionnelle ou courtier en ligne : qui prélève le moins de frais sur vos ordres ?

Au-delà des frais de gestion du fonds lui-même, il y a une deuxième couche de coûts à surveiller : ceux prélevés par l’intermédiaire qui héberge votre compte-titres ou votre PEA. Que vous soyez en gestion libre ou pilotée, chaque transaction (achat, vente) a un coût. Et sur ce point, les différences entre une banque traditionnelle et un courtier spécialisé en ligne sont abyssales. Choisir le mauvais distributeur peut vous coûter plusieurs centaines d’euros par an, même pour un investisseur peu actif.

Les banques traditionnelles facturent généralement des frais de courtage élevés, souvent un pourcentage de l’ordre passé avec un minimum de perception. De plus, elles appliquent fréquemment des « droits de garde », une commission annuelle calculée sur la valeur totale de votre portefeuille, simplement pour le conserver. Ces frais, qui n’existent quasiment plus chez les acteurs en ligne, peuvent représenter une ponction significative et injustifiée. À l’inverse, les courtiers en ligne et néo-courtiers proposent des tarifs bien plus agressifs, allant de quelques euros par ordre à la gratuité totale pour certains.

Pour un investisseur passif qui passe un ordre par trimestre, la facture annuelle peut facilement passer de 120€ dans une banque de réseau à moins de 20€ chez un courtier en ligne. Pour un investisseur plus actif, l’écart se chiffre en centaines d’euros. Le choix de l’enveloppe et du distributeur est donc une décision aussi stratégique que le choix des investissements eux-mêmes. Opter pour une gestion pilotée au sein d’une banque traditionnelle revient souvent à payer une double peine : les frais élevés du fonds actif plus les frais de transaction et de garde de la banque.

À retenir

  • La majorité des gérants actifs (plus de 85%) ne battent pas leur indice de référence net de frais sur 10 ans.
  • La différence de frais entre un fonds actif (2%) et un ETF (0,3%) peut réduire votre capital final de plus de 35% sur 30 ans.
  • Auditer votre gérant via 3 indicateurs (performance vs benchmark, ratio de Sharpe, turnover) est essentiel pour valider la « value for money » du service.

Comment réduire vos frais de gestion de 2% à 0,3% par an grâce aux Trackers ETF ?

Après cet audit complet, la conclusion est claire : pour la majorité des épargnants, la gestion active traditionnelle est un service trop cher pour la valeur qu’il délivre. La bonne nouvelle est qu’il existe une solution simple, transparente et extrêmement efficace pour reprendre le contrôle de vos frais et de votre performance : les trackers, ou ETF (Exchange Traded Funds). Passer d’un portefeuille de fonds actifs à un portefeuille d’ETF est le levier le plus puissant pour améliorer votre rendement net.

L’économie potentielle est considérable. Sur un portefeuille de taille moyenne, la différence est loin d’être anecdotique. Par exemple, sur un capital de 50 000 €, passer de 2% à 0,3% de frais annuels permet d’économiser 850 € chaque année. Cet argent, au lieu d’aller dans la poche de la société de gestion, reste dans votre portefeuille pour fructifier grâce aux intérêts composés. Sur plusieurs décennies, cette optimisation représente des dizaines de milliers d’euros de capital supplémentaire.

La migration vers une stratégie à base d’ETF peut sembler intimidante, mais elle suit un plan d’action logique. La première étape est d’auditer précisément vos frais actuels en consultant le DICI de chaque fonds de votre portefeuille. Ensuite, présentez ces chiffres à votre conseiller et demandez une justification ou une renégociation. En cas de refus, la solution la plus efficace est de préparer le transfert de votre PEA ou de votre compte-titres vers un courtier en ligne spécialisé. Cette procédure, encadrée par la loi, est souvent gratuite et permet de reconstruire votre allocation avec des ETF équivalents, pour un coût total qui avoisinera les 0,3% par an.

L’étape suivante consiste donc à analyser objectivement vos relevés de compte actuels. Ne vous demandez plus si vous avez « confiance » en votre gérant, mais calculez si son service est mathématiquement rentable pour vous. La gestion de votre patrimoine mérite une approche basée sur des faits et des chiffres, pas sur des promesses commerciales.

Rédigé par Alexandre Dubreuil, Analyste financier certifié CFA et gestionnaire de portefeuille. Expert en marchés boursiers, ETF et allocation d'actifs stratégique. 14 ans d'expérience en salle de marchés.