Investisseur analysant des données de startup deeptech avec visualisations de graphiques et technologies innovantes
Publié le 15 février 2024

Contrairement à la croyance populaire, identifier une future licorne deeptech ne dépend pas du flair, mais d’une due diligence rigoureuse des actifs immatériels et des signaux financiers spécifiques à l’écosystème français.

  • La viabilité d’une innovation se mesure par des indicateurs concrets comme l’optimisation du Crédit d’Impôt Recherche (CIR) et la solidité des brevets déposés.
  • La maturité technologique (échelle TRL) et la validation par un premier client payant sont plus décisives que n’importe quelle présentation théorique.

Recommandation : Intégrez l’analyse du statut JEI, des ratios R&D et du syndicat de co-investisseurs dans votre grille d’évaluation pour distinguer les projets réellement prometteurs des simples concepts scientifiques.

Le rêve de tout investisseur à risque est de déceler la perle rare : cette startup deeptech qui, sous ses airs de projet de laboratoire, cache le potentiel d’une future licorne. Face à cette quête, beaucoup s’en remettent à l’intuition, au charisme des fondateurs ou à la simple promesse d’une technologie « révolutionnaire ». Ces approches, si séduisantes soient-elles, relèvent plus du pari que de la stratégie d’investissement. Elles ignorent les signaux, souvent discrets mais bien plus fiables, qui permettent de quantifier le potentiel réel d’une innovation de rupture.

L’écosystème français, riche en dispositifs de soutien à l’innovation comme le Crédit d’Impôt Recherche (CIR) ou le statut de Jeune Entreprise Innovante (JEI), offre un terrain d’analyse exceptionnel. Mais si la véritable clé n’était pas de chercher une idée géniale, mais plutôt de savoir auditer la solidité de son exécution et la réalité de ses actifs ? La différence entre une avancée scientifique et une entreprise viable se niche dans les détails : la propriété intellectuelle est-elle verrouillée ? L’argent levé finance-t-il la R&D ou un marketing prématuré ? La technologie a-t-elle dépassé le stade du concept théorique ?

Cet article propose une rupture avec l’approche traditionnelle. Nous allons construire une grille de lecture pragmatique et exigeante, spécifiquement conçue pour l’investisseur visionnaire qui souhaite évaluer les startups deeptech françaises. En nous concentrant sur des preuves tangibles et des indicateurs chiffrés, nous verrons comment transformer une analyse de risque en une détection d’opportunités, bien avant que le marché ne s’en empare.

Ce guide est structuré pour vous fournir une méthode d’analyse complète, étape par étape. Chaque section aborde un point de vigilance critique, vous donnant les outils pour mener une due diligence digne d’un expert en capital-risque.

Pourquoi le CIR est-il un indicateur vital de la santé financière d’une start-up française ?

Pour un investisseur non averti, le Crédit d’Impôt Recherche (CIR) peut sembler n’être qu’un avantage fiscal parmi d’autres. C’est une erreur d’analyse fondamentale. Pour une startup deeptech, le CIR est bien plus : c’est le reflet de l’intensité de son activité d’innovation et un signal de sa maturité administrative et financière. Une entreprise qui maîtrise sa déclaration CIR démontre une gestion rigoureuse et une compréhension fine des leviers de financement public. L’enjeu est de taille, car le dispositif permet de récupérer 30% des dépenses de R&D jusqu’à 100 millions d’euros, offrant un flux de trésorerie essentiel pour financer les longs cycles de développement de la deeptech.

Un CIR bien structuré est un indicateur de santé. Il prouve que la startup a non seulement une activité de recherche tangible, mais aussi la capacité de la documenter et de la défendre face à l’administration fiscale. L’absence de CIR ou une déclaration approximative doit être un drapeau rouge majeur. Cela peut signifier soit que l’activité R&D est plus faible qu’annoncée, soit que l’équipe dirigeante manque de rigueur. À l’inverse, une startup accompagnée par un cabinet spécialisé et capable de justifier chaque ligne de son formulaire 2069-A-SD est un signe de professionnalisme.

Votre rôle d’investisseur exigeant est donc de ne pas vous contenter de la mention « éligible au CIR ». Il faut creuser. Demandez les déclarations passées, analysez le ratio entre le CIR obtenu et les dépenses de R&D totales, et questionnez la stratégie de préfinancement (cession de créance CIR). Une gestion saine du CIR est souvent corrélée à une gestion saine de l’entreprise dans son ensemble. C’est un audit simple mais redoutablement efficace pour évaluer la solidité des fondations.

Comment vérifier que la start-up détient vraiment ses brevets clés ?

Dans l’univers de la deeptech, la technologie est l’actif principal. Cependant, une affirmation comme « nous avons une technologie brevetée » ne vaut rien sans une vérification approfondie. L’un des risques les plus sous-estimés par les investisseurs est de financer une startup qui ne détient pas pleinement la propriété intellectuelle (PI) qu’elle exploite. Le brevet peut appartenir à un laboratoire public partenaire, à un co-fondateur parti, ou pire, ne pas avoir été correctement déposé. Investir sans une due diligence rigoureuse de la PI revient à construire sur du sable.

Heureusement, en France, des outils publics permettent de mener cet audit. Le service DATA INPI, par exemple, offre un accès gratuit et transparent aux données sur les brevets. Il permet de répondre à des questions cruciales : qui est le titulaire officiel du brevet ? À quelle date a-t-il été déposé ? Est-il toujours en vigueur ou est-il tombé dans le domaine public ? Cette simple vérification peut révéler des surprises et éviter des catastrophes. Une startup affirmant détenir un brevet alors que celui-ci est encore au nom d’une université ou d’un centre de recherche présente un risque majeur, car les conditions de licence d’exploitation peuvent s’avérer défavorables, voire inexistantes.

Expert consultant une base de données de brevets sur tablette avec documents techniques flous en arrière-plan

Comme le montre cette démarche, la vérification ne s’arrête pas au nom du titulaire. Il faut reconstituer l’historique du brevet, comprendre son périmètre de protection (quels pays couvre-t-il ?) et identifier d’éventuels litiges. Un brevet solide, détenu en propre par la société, est un actif qui non seulement protège des concurrents mais sert aussi de monnaie d’échange et de levier de valorisation lors des tours de financement futurs. C’est un signal fort de la capacité de l’équipe à sécuriser sa valeur fondamentale.

Dépenses R&D ou budget Pub : où va l’argent que vous investissez ?

Une fois la levée de fonds réalisée, une question fondamentale se pose : où va réellement l’argent des investisseurs ? Dans une startup deeptech, la réponse à cette question est un indicateur clé de la stratégie et de la maturité du projet. Contrairement à une startup SaaS classique qui peut rapidement allouer une part majoritaire de son budget au marketing et à la vente pour acquérir des clients, une entreprise deeptech a des priorités radicalement différentes. Analyser la structure des dépenses est donc essentiel pour déceler si l’entreprise suit le bon chemin.

Les benchmarks de l’écosystème sont très clairs à ce sujet. Une jeune pousse deeptech en phase d’amorçage (Seed) consacre une part écrasante de ses ressources à la recherche et au développement. Un ratio « Dépenses R&D / Chiffre d’Affaires » pouvant atteindre 150% à 200% est non seulement normal, mais souhaitable. Il indique que l’entreprise se concentre sur le cœur de son réacteur : perfectionner sa technologie. À l’inverse, un budget marketing supérieur à 15-20% à ce stade serait un signal d’alarme, suggérant une précipitation potentiellement fatale vers le marché avec un produit pas encore abouti.

Le tableau ci-dessous, basé sur des données de l’écosystème deeptech français, illustre parfaitement cet arbitrage stratégique :

Benchmarks des ratios Deeptech vs SaaS en France
Type de startup Stade Ratio R&D/CA Ratio Marketing/CA
Deeptech Seed 150-200% 10-15%
Deeptech Série A 80-120% 20-30%
SaaS Seed 40-60% 30-50%
SaaS Série A 20-30% 60-80%

Cette asymétrie est la signature même de l’innovation de rupture. Comme le souligne un rapport de France Deeptech, l’accompagnement doit être adapté. L’argent de l’investisseur ne doit pas financer des campagnes publicitaires, mais des chercheurs, des équipements de laboratoire et des brevets. C’est ce qui construit la valeur à long terme.

Les dépenses de R&D élevées et un temps souvent long en comparaison à leurs homologues purement tech impliquent un accompagnement tant financier que stratégique de la part de partenaires expérimentés.

– France Deeptech, Rapport sur l’écosystème deeptech français

Le piège d’investir dans une science non prouvée : quand le produit ne marchera jamais

Le plus grand risque en deeptech n’est pas la concurrence ou le marché, mais le risque technologique pur : et si la science, aussi brillante soit-elle sur le papier, ne pouvait tout simplement pas se matérialiser en un produit fonctionnel et fiable ? De nombreuses startups échouent non pas par manque de vision, mais parce qu’elles restent bloquées dans ce que l’on appelle la « vallée de la mort » technologique. Pour l’investisseur, mettre de l’argent dans un projet dont la maturité technologique est trop faible est le chemin le plus court vers une perte totale de son capital.

Pour objectiver ce risque, les experts et les grands organismes de financement comme Bpifrance utilisent une grille de lecture standardisée : l’échelle TRL (Technology Readiness Level). Cette échelle, qui va de 1 à 9, permet de situer précisément la maturité d’une technologie. Un investisseur avisé ne devrait jamais financer un projet en dessous de TRL 4. Les niveaux 1 à 3 correspondent à la recherche fondamentale, un domaine qui relève du financement public et des laboratoires académiques, non du capital-risque. L’entrée pour un investisseur early-stage se situe entre TRL 4 (validation en laboratoire) et TRL 6 (démonstration en environnement simulé).

Scientifique examinant un prototype innovant dans un laboratoire moderne avec équipements de pointe

Exiger une validation du TRL par un expert indépendant avant d’investir est une précaution essentielle. D’après le cadre d’évaluation de Bpifrance, un projet à TRL 7 (démonstration en environnement réel) est prêt pour un financement de Série A, tandis que le niveau TRL 9 signifie que le produit est prouvé et prêt pour le passage à l’échelle industrielle. Utiliser ce framework permet de transformer une discussion vague sur l’innovation en une analyse factuelle du risque technologique. C’est l’outil le plus puissant pour éviter de financer un rêve scientifique qui ne deviendra jamais une réalité commerciale.

Investir dans une Jeune Entreprise Innovante (JEI) : quels avantages fiscaux spécifiques ?

Le statut de Jeune Entreprise Innovante (JEI) est l’un des dispositifs les plus puissants de l’écosystème français, mais il est souvent réduit à sa dimension fiscale. Pour l’investisseur stratégique, le statut JEI est bien plus qu’une simple optimisation : c’est un label de qualité, une validation par l’administration fiscale de l’intensité R&D de l’entreprise. Pour être éligible, une startup doit en effet consacrer un minimum de 15% de ses charges totales à des dépenses de recherche et développement. Ce critère, à lui seul, est un filtre puissant qui sépare les véritables entreprises innovantes des autres.

L’obtention du statut JEI déclenche des avantages considérables qui créent un effet de levier direct sur votre investissement. Le plus notable est l’exonération quasi-totale des charges sociales patronales sur les salaires des personnels de R&D (chercheurs, techniciens, ingénieurs). Concrètement, cela signifie qu’avec le même montant investi, la startup peut recruter davantage de talents techniques, accélérant ainsi son développement technologique. Votre argent a donc un impact plus important, ce qui augmente mécaniquement les chances de succès du projet.

De plus, le statut JEI agit comme un signal de confiance pour d’autres acteurs du financement. Comme le démontre la pratique, le statut JEI est souvent un prérequis ou, à tout le moins, un critère très favorable pour obtenir des aides et des financements massifs de la part d’acteurs publics comme Bpifrance. Une startup labellisée JEI a plus de chances d’accéder à des prêts, des subventions et des co-investissements, ce qui dilue moins votre participation tout en sécurisant la feuille de route financière de l’entreprise. En tant qu’investisseur, cibler des entreprises ayant ou pouvant obtenir ce statut est donc une stratégie doublement gagnante : vous validez l’intensité R&D tout en maximisant l’impact de votre capital.

L’erreur de financer une solution technique géniale qui ne répond à aucun besoin client

La plus belle technologie du monde ne vaut rien si personne n’est prêt à payer pour l’utiliser. C’est la vérité la plus brutale de l’investissement deeptech, et l’écueil dans lequel tombent de nombreuses équipes issues du monde de la recherche : le « syndrome du chercheur ». Ce biais consiste à tomber amoureux de sa solution technique au point d’oublier de valider si elle résout un problème réel et suffisamment douloureux pour qu’un client sorte son portefeuille. Financer une telle entreprise, c’est financer un projet de R&D, pas une future entreprise commerciale.

La traction commerciale, même à un stade embryonnaire, est le signal le plus puissant pour contrer ce risque. Il ne s’agit pas de demander un business plan à cinq ans, mais de chercher la preuve irréfutable de l’intérêt du marché. Comme le formule parfaitement Paul Fournier, Directeur Innovation chez Bpifrance, la nature de cette preuve est critique.

Un pilote payant, même pour un euro symbolique, a une valeur infiniment supérieure à 1000 utilisateurs gratuits. C’est la preuve qu’un industriel est prêt à dédier des ressources internes pour tester la solution.

– Paul Fournier, Directeur Innovation de Bpifrance

Cette citation est fondamentale. Une lettre d’intention (LOI) d’un grand groupe, un premier contrat de co-développement, ou un pilote payant sont les actifs immatériels qui ont le plus de valeur à ce stade. Ils prouvent que la startup a réussi à passer du langage du laboratoire à celui du client. Votre rôle d’investisseur est de chasser ces preuves. Une équipe qui passe plus de temps en conférence scientifique qu’en rendez-vous client doit déclencher une alerte.

Plan d’action : Votre checklist pour déceler le « syndrome du chercheur »

  1. Combien de clients potentiels avez-vous interviewés cette semaine ?
  2. Qu’avez-vous appris qui a changé votre vision du produit ?
  3. Avez-vous une lettre d’intention signée d’un grand groupe ?
  4. Quel est le retour sur investissement (ROI) démontré sur votre pilote actuel ?
  5. Qui est votre Business Developer dédié à ce secteur d’activité ?

Réduire son impôt sur le revenu de 18% à 25% : comment investir en PME pour défiscaliser ?

Une fois les critères de sélection fondamentaux validés (technologie, marché, équipe), l’optimisation fiscale devient un levier stratégique pour l’investisseur. Le cadre français est particulièrement incitatif pour l’investissement dans les PME non cotées, offrant des réductions d’impôt significatives. Comprendre l’arbitrage entre les différents dispositifs disponibles est essentiel pour maximiser le rendement global de votre portefeuille deeptech. Les deux principales options sont la réduction d’impôt sur le revenu pour souscription au capital de PME (dispositif « IR-PME ») et le Plan d’Épargne en Actions destiné au financement des PME et ETI (PEA-PME).

Ces deux enveloppes ne répondent pas aux mêmes objectifs et leur combinaison peut être judicieuse. L’IR-PME offre un avantage immédiat : une réduction d’impôt sur le revenu égale à 18% ou 25% (selon les périodes) des sommes investies. C’est un « cash-back » fiscal immédiat, particulièrement attractif pour les contribuables fortement imposés. En contrepartie, les plus-values réalisées à la sortie restent taxées, et les titres doivent être conservés au moins 5 ans. Le PEA-PME, lui, n’offre aucun avantage à l’entrée. Sa force réside dans la fiscalité de sortie : après 5 ans de détention, les plus-values sont totalement exonérées d’impôt sur le revenu (seuls les prélèvements sociaux restent dus).

L’arbitrage dépend donc de votre situation et de votre horizon de temps, comme le résume cette analyse comparative des dispositifs :

IR-PME vs PEA-PME : arbitrage stratégique pour l’investisseur
Dispositif Avantage à l’entrée Fiscalité plus-value Durée blocage Profil idéal
IR-PME 18-25% immédiat Taxée normalement 5 ans minimum Forte imposition IR
PEA-PME Aucun Exonération après 5 ans 5 ans pour exonération Vision long terme
Cumul des deux 18-25% immédiat Abattement possible 5 ans minimum Optimisation maximale

Pour un investisseur en deeptech, où l’horizon de sortie est souvent long, le PEA-PME est structurellement très adapté. Cependant, pour un premier investissement ou pour un besoin de défiscalisation à court terme, l’IR-PME peut être privilégié. Une stratégie avancée consiste à utiliser les deux, en fonction des opportunités et de sa propre situation fiscale.

À retenir

  • L’audit des actifs immatériels (CIR, brevets) est un prérequis non négociable pour valider la substance d’une startup deeptech.
  • La viabilité commerciale se prouve par la maturité technologique (échelle TRL) et l’existence d’une première traction client, idéalement un pilote payant.
  • Les signaux financiers et fiscaux, comme les ratios de dépenses R&D, le statut JEI et la qualité du syndicat de co-investisseurs, sont des indicateurs clés de la maturité stratégique.

Analyser une levée de fonds : décoder les signaux d’une entreprise prête à décoller

Le moment de la levée de fonds est un point de cristallisation où de nombreux signaux, auparavant faibles, deviennent visibles. Pour l’investisseur qui envisage d’entrer au capital, analyser la composition du tour de table est aussi important que d’analyser le business plan. Une levée de fonds n’est pas qu’une simple injection de capital ; c’est un vote de confiance et un assemblage de compétences. La question n’est pas seulement « combien lèvent-ils ? », mais surtout « qui investit à leurs côtés ? ». C’est ce que l’on appelle la syndication.

La présence de fonds de capital-risque spécialisés dans la deeptech est le signal de validation le plus fort qui soit. Des noms comme Elaia Partners, Supernova Invest, ou Sofinnova en France ne sont pas de simples pourvoyeurs de fonds. Ce sont des experts qui ont déjà réalisé une due diligence extrêmement poussée sur la technologie, le marché et l’équipe. Leur décision d’investir est un sceau d’approbation qui réduit considérablement votre propre risque. De même, la participation de Bpifrance en co-investissement est un gage de solidité et d’alignement avec les priorités stratégiques nationales.

Un syndicat équilibré, mixant des fonds spécialisés, des business angels experts du secteur et potentiellement un investisseur industriel, est l’idéal. Cette configuration apporte non seulement l’argent, mais aussi un réseau commercial, une expertise sectorielle et une aide à la gouvernance. Dans le contexte de l’ambition du plan France 2030, qui vise à faire émerger 500 startups deeptech par an d’ici 2030, savoir décoder ces signaux de marché devient une compétence essentielle pour saisir les meilleures opportunités. Votre analyse doit donc porter sur la qualité des partenaires plus que sur le montant affiché.

Pour aller plus loin dans votre analyse, il est crucial de comprendre comment intégrer l'évaluation du syndicat d'investisseurs dans votre plan global.

Votre prochaine étape consiste désormais à appliquer cette grille d’analyse rigoureuse à votre propre pipeline d’investissement. En systématisant la vérification du CIR, la due diligence des brevets, l’évaluation du TRL et l’analyse de la traction client, vous serez en mesure de séparer avec confiance les promesses scientifiques des projets d’entreprise réellement viables et de positionner votre capital sur les futures licornes de la tech française.

Rédigé par Céline Grangier, Investisseuse en Private Equity et Business Angel active. Spécialiste du financement de l'innovation et de l'évaluation des PME non cotées. 10 ans d'expérience en Venture Capital.